La Rochelle

Université d’été du Parti socialiste à La Rochelle

Publié le 31 août 2015 | MON ACTION AU PS

Chaque année, elle constitue un temps fort de notre agenda militant et de la vie politique. Cette édition 2015 a réuni 4 000 participants autour de 70 débats dont 10 plénières, 50 ateliers et 10 conférences, une centaine d’intervenants extérieurs, chercheurs et universitaires, responsables syndicaux, dirigeants associatifs, représentants d’ONG, entrepreneurs, artistes, citoyens engagés.

 Camba2Durant trois jours, les 28, 29 et 30 août, les socialistes ont réfléchi, débattu, proposé. De l’actualité et de l’urgence, dans le monde, en Europe, dans notre pays et ses territoires, de cette rentrée et des mois qui viennent. Mais aussi du temps long, indispensable à l’action publique et à la démocratie car irremplaçable pour saisir un monde complexe, connecté, souvent confus, qui présente des défis inédits, des opportunités nouvelles, des menaces majeures. Ces dimensions étaient, dimanche, au cœur des discours de clôture de Jean-Christophe Cambadélis et de Manuel Valls. Le Premier secrétaire a insisté sur la gravité qui prévaut en cette rentrée : terrorisme, drame vécus par les migrants – « quand un enfant sanglote sur le bord de la route, c’est l’humanité qui pleure » –, mobilisation pour le climat, action pour la croissance durable et l’emploi en Europe et en France ; il a également tracé la feuille de route des socialistes, qu’il s’agisse des régionales ou de la constitution d’une nouvelle alliance populaire faceValls2 au bloc réactionnaire dans un contexte de fragmentation à gauche et de radicalisation à droite. Manuel Valls a insisté sur la nécessité, dans un monde d’incertitudes et d’instabilités, d’être forts, et d’abord pour « répondre à ce défi majeur des grandes migrations » avec « le devoir de trouver des réponses durables, fondées sur des valeurs : humanité, responsabilité, fermeté », ainsi que pour relever le défi humain de préservation du climat. « Constance et volontarisme » fondent l’action du Gouvernement et de la majorité « pour continuer de consolider notre économie et notre modèle social », « pour porter les réformes en Europe », « pour renforcer notre cohésion nationale », « pour continuer de construire le rassemblement des progressistes ».

Trois enjeux ont structuré les échanges et les travaux au cours du week-end. L’engagement en faveur de la COP21, la conférence internationale sur le climat qui se fabiusrochelledéroulera à Paris en fin d’année et dont l’enjeu d’intérêt d’humain consiste à rendre la planète vivable pour les générations suivantes. Jean Jouzel, climatologue et vice-président du GIEC, l’a dit avec force : si on n’agit pas contre le réchauffement climatique, « nous ferons face à quatre à cinq degrés à la fin du siècle, c’est la même différence par rapport à la dernière période glaciaire il y a 20 000 ans ». Laurent Fabius a présenté les défis et les perspectives de la conférence de Paris : « la question climatique est éminemment politique par la somme de ses conséquences, politique avec un grand P ». En début de ce vendredi après-midi, lors d’une séance d’ouverture en présence des principaux dirigeants des formations de gauche, écologistes, citoyennes et démocrates qui se mobilisent pour faire de la COP21 un succès pour la planète, Jean-Christophe Cambadélis l’avait souligné : l’urgence environnementale et l’action pour le climat, « ce n’est plus le compte à rebours, c’est le contre la montre ». C’est le sens de notre engagement collectif pour la social-écologie, concept-combat que nous avions forgé, autour de Laurent Fabius, dès 2003 : la question écologique est indissociable de la question sociale, de la question économique, de la question démocratique. C’est cet engagement global des socialistes, à l’échelle internationale, au plan européen, au gouvernement et au Parlement, au niveau des territoires et notamment dans les régions, qu’a consacré la charte de l’identité socialiste que nous avons élaborée et votée en décembre dernier.

Samedi, la journée fut rythmée par deux thématiques. D’une part, la République et ses valeurs, là aussi en présence de nombreux responsables de la société civile, membres du gouvernement, parlementaires, secrétaires nationaux du PS. « L’exigence d’égalité est une idée extraordinairement moderne, a rappelé Christiane Taubira. Mais il nous arrive d’être décontenancés : la Républiquepleinièreégalité ne va plus de soi et ceux qui la remettent en cause ont pris leurs aises ». Marisol Touraine a justement rappelé le clivage qui sépare la gauche de l’offensive réactionnaire contre les politiques de la République en actes : « On n’est pas républicains lorsqu’on laisse entendre que la carte bleue pourrait remplacer la carte vitale ». Liberté, égalité, fraternité ont fait l’objet de débats passionnants, conjuguant fidélité aux valeurs, volonté d’agir, lucidité face aux défis. D’autre part, la journée du samedi fut consacrée à la mobilisation pour les élections régionales de décembre prochain. Là aussi, en présence notamment de Claude Bartolone, Carole Delga, Pierre de Saintignon, Alain Rousset, les enjeux ont été posés dans un moment où, grâce à la réforme territoriale, les collectivités régionales vont disposer de compétences et de capacités d’action renforcées. Aménagement du territoire, développement économique par l’innovation et pour l’emploi, transition écologique et énergétique, éducation-formation, transports et infrastructures, recherche et enseignement supérieur, culture et participation démocratique : au fil des ans et des actions, les Régions à direction socialiste ont fait la preuve de leur capacité à bâtir des politiques publiques innovantes et solidaires au service de nos concitoyens, de l’amélioration de la vie quotidienne, de la préparation de l’avenir. De nombreux camarades de Normandie étaient présents à la Rochelle mobilisés autour de Nicolas Mayer-Rossignol.

Samedi, une séance plénière était également consacrée à l’Europe : « Face aux crises européennes, quel sursaut ? ». J’y ai participé avec Pervenche Beres, Philip Cordery, Benoît Hamon et Michel  GBFB2Sapin. Ensemble, nous avons abordé les défis historiques que doit relever l’Union européenne : répondre au drame des migrants, consolider la zone euro pour qu’au pilier monétaire corresponde un pilier économique, soutenir la croissance durable et l’emploi dans la mondialisation, agir pour le climat et pour un nouveau modèle de développement social-écologique, mener la bataille idéologique et politique face aux forces nationalistes et xénophobes. Pour ma part, j’ai souhaité concentrer mon propos sur trois enjeux pour les socialistes européens, assortis de plusieurs propositions, afin de conforter la construction-réorientation de l’Europe : l’approfondissement de la zone euro qui doit se doter, comme l’a affirmé le Président de la République le 14 juillet, d’un budget, d’un gouvernement et d’un parlement ; l’investissement dans l’avenir de l’Europe, à travers des plans continentaux dans le numérique, la transition énergétique et les transports durables, notamment ; l’engagement des Européens avec des actions en faveur de l’éducation-formation, de la convergence sociale, de l’égalité femmes-hommes. La vidéo de mon intervention peut être retrouvée ici, sa synthèse .

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