Manuel Valls (3)

A Maromme, la médiathèque Le Sequoïa inaugurée en présence de Manuel Valls

Publié le 14 février 2015 | MON ACTION LOCALE, Mon action nationale

 A Maromme, la médiathèque Le Sequoïa inaugurée en présence de Manuel Valls

En fin d’après-midi, le Premier ministre a achevé son déplacement en Normandie en y ajoutant une étape. Il s’est rendu à Maromme pour participer, accompagné de Laurent Fabius, à un temps fort de la vie communale et de la circonscription : l’inauguration de la nouvelle médiathèque. David Lamiray, maire de Maromme, Nicolas Rouly, le président du Département, et moi-même, avons accueilli Manuel Valls pour la découverte de ce nouvel équipement municipal dédié à la culture, à la connaissance, au partage, à l’ouverture sur le monde. Les Marommais, venus nombreux, ont déjà salué la médiathèque : en seulement quinze jours, ils ont été plus de mille cent à souhaiter leur inscription ! Et ce soir, une surprise : le Premier ministre parmi eux pour partager ce moment de vie collective.

Au loin, alors que nous marchons vers le bâtiment, celui-ci se manifeste à nous par l’immense vague de tôle ondulée rouge qui domine le toit, comme une main ouverte, une main accueillante. Nous échangeons avec Sequoiales citoyens présents, avant d’engager la visite des lieux. Ce qui attire d’entrée de jeu l’attention, c’est le Séquoïa, immense dôme de verdure. Il est âgé de 160 ans et autour de lui, se déploient les locaux : il semble veiller, cet arbre majestueux, avec sagesse, puissance, bienveillance, sur les livres et les lecteurs.

Puis nous pénétrons après quelques marches et voilà que s’ouvre un immense espace dont les volumes ont été mobilisés avec soin : on chemine parmi les colonnes d’ouvrages, les tables, les fauteuils, le hall d’accueil, l’espace jeunes, etc. Nous découvrons des livres pour enfants qui sont parmi les plus anciens de la région : ils valent à la médiathèque et à Maromme une labellisation de la Direction régionale des affaires culturelles.

Ce qui frappe, une fois à l’intérieur, c’est l’unité réussie entre la pierre des bâtiments d’antan et les matériaux et formes de lamédiathèque modernité ; c’est le plafond qui, pareil à une vague et à son mouvement, est constitué de pièces de bois dont aucune n’est identique à l’autre et qui toutes donnent la sensation d’une ondulation ; c’est la lumière du jour que laisse entrer les baies vitrées en même temps qu’elles montrent le paysage, le parc urbain, en cœur de ville. Car la médiathèque est au cœur de la ville, au cœur de la vie.

Ce qui marque le regard, c’est le fonds livresque et documentaire – 18 000 écranouvrages dont 14 000 sont neufs, avec, parmi les nouveautés, un rayon de littérature étrangère étoffé et 3 000 titres de bande dessinée –, la ludothèque pour les plus petits, LeKiosk, l’espace dédié à la presse, mais aussi MusicMe, Univers Ciné, Planet/Nemo dédié aux films pour les enfants. Multiplicité des supports, diversité des contenus, pluralité des usages.

Quelques pas encore, quelques marches de plus, et nous voilà sur le toit : toiture végétalisée, transats pour les lecteurs, vue panoramique sur les maisons, les immeubles, un peu plus loin le collège et l’Ehpad « Le Village des Aubépins », et bien sûr l’école et sa cour. La vallée du Cailly se laisse appréhender jusqu’à l’horizon.

Enfin, comment ne pas évoquer la singularité du lieu qui fait aussi sa beauté, sa force symbolique ? La médiathèque est attenante à la mairie, toutes deux communiqueront par un passage commun avec pour trait d’union la salle des mariages nommée Marianne. Marianne qui célèbre l’union du savoir et de la loi, formidable résumé du projet dont le nom est République.

David LamirayLa salle des mariages, précisément, nous nous y retrouvons pour les prises de parole, avant de partager le verre de l’amitié. David Lamiray, dans son discours, rappelle l’histoire des lieux, les multiples, les longues, et parfois les rudes étapes qui ont rythmé la conception, puis le chantier, enfin l’aménagement de la médiathèque Le Séquoïa. Il en souligne à juste raison l’exemplarité en matière de développement durable. Il rappelle le sens de l’action, l’inscription de ce bâtiment dans une politique globale pour la jeunesse, la formation, la culture, le vivre ensemble. Il fait l’éloge du service public, valeur forte de la commune. Des partenaires ont été nécessaires, rappelle-t-il, indispensables, présents, l’Etat et le Département dont le Président, dans son intervention, souligne l’implication pour soutenir la culture et l’éducation, permettre l’accès de tous les Seino-marins à ces biens essentiels. J’évoque les trois « é » du lieu qui nous accueille : équipement, éducation, émancipation. La France est inséparablement une nation républicaine et une nation littéraire. Maromme en témoigne : le gymnaseGB porte le nom de Rabelais, l’espace culturel s’appelle Beaumarchais, l’école voisine se nomme Flaubert et le collège, Alain. La rue de la République est tout près de nous et à l’extérieur, s’étend la place Jaurès. Je dis aussi une expérience, une sensation : dans une bibliothèque, j’ai toujours éprouvé, j’éprouve toujours le sentiment qu’entouré de livres, je suis entouré d’amis qui, quand je ne saurai pas quelque chose, me viendront en aide, me donneront des réponses, m’apporteront leurs Lumières au sens que donne à ce mot l’Encyclopédie.

Enfin, le Premier ministre prend la parole. Il dit sa joie d’être présent dans la ville au terme d’une journée Manuel Valls (2)passée en Normandie pour, notamment, c’était à Honfleur ce matin, avec Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve, évoquer les investissements en faveur de la Normandie, pour les projets dans les territoires de la région, la future grande région. Sa joie aussi de partager avec les habitants « ce moment unique, ce moment fort que vous êtes en train de vivre, que constitue l’inauguration d’une médiathèque » – il évoque celle qui porte le nom d’Albert Camus et qui se trouve à Evry dont il fut onze ans le maire. Il félicite chaleureusement David Lamiray et l’équipe municipale qui l’entoure pour cette réalisation, rappelle le rôle de la culture dans notre pays, dans son histoire qui vient de loin et dont Malraux disait des lieux qui lui sont dédiés qu’ils sont les « modernes cathédrales ». Manuel Valls souligne également la beauté et la force de la langue française, « la plus belle du monde, parlée dans le monde entier par plusieurs centaines de millions de personnes ». Il rappelle que « la culture, c’est l’imaginaire, c’est la possibilité de s’épanouir, de créer, de se réaliser ». Il parle des valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité – elles figurent inscrites sur les murs de la salle des mariages où nousCharlie Hebdo sommes rassemblés ce soir – qui ont été affirmées par les Français en janvier face aux attaques dont la France a été la cible. Traduire l’esprit du 11 janvier en politiques concrètes, en politiques quotidiennes et durables, c’est l’attente, c’est l’exigence des Français, et la culture, l’éducation, le savoir sont au cœur de cet impératif d’intérêt général. Au Premier ministre, le maire de Maromme remet un ouvrage : le recueil des « unes » de Charlie Hebdo. Parce que la France, c’est la liberté d’expression, dont celle de caricature, c’est le sens critique, c’est l’impertinence. Ce fut aussi le message rappelé ce soir à Maromme, dans la nouvelle médiathèque.

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