Gagner pour Changer

point-presse-04-juinCe matin, lors du point presse hebdomadaire du PS, j’ai relayé le message des socialistes à J-6 du premier tour des législatives : nous voulons gagner pour changer, nous demandons aux Français de donner une majorité forte au Président, au Gouvernement et au changement. Occasion aussi de revenir sur le projet caché de l’UMP et les engagements de F. Hollande pour améliorer la vie quotidienne et réorienter l’Europe.

La situation internationale et la mobilisation de la France face au drame syrien

Et d’abord la joie suscitée par la libération de Roméo Langlois après 33 jours de captivité en Colombie. Ceux qui y ont œuvré doivent être salués. Pour les socialistes, c’est aussi l’occasion de penser aux sept otages français détenus dans le monde, ainsi qu’à leurs familles.

L’international, c’est bien sûr le drame syrien. Le Parti socialiste se félicite de la position exprimée par le Président de la République lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine vendredi dernier : en Syrie, la solution passe par le départ de Bachar Al-Hassad et de sa garde rapprochée et le plus tôt sera le mieux. Avec fermeté et constance, François Hollande a redit l’urgence pour le peuple syrien d’une réponse unanime de la communauté internationale : Nous souhaitons que la Conférence des Amis de la Syrie organisée bientôt à Paris fasse comprendre à la Russie et à la Chine que leur isolement est une impasse et qu’elle dessine les voies d’une sortie de crise.

Europe : l’austérité, ça ne marche pas !

Ces derniers jours, trois événements ont constitué des alertes qui confirment, s’il en était besoin, l’urgence de briser le carcan de l’austérité : un chômage record (11% dans la zone Euro, soit 17 millions de personnes sans emploi), l’affaiblissement des banques espagnoles et le débat en Grèce. Sa présence dans la zone Euro est d’intérêt européen. Il revient aux Grecs et à eux-seuls de décider le 17 juin, en souveraineté et en responsabilité. Quant aux autres pays européens, ils ont un devoir : donner une autre perspective que l’austérité perpétuelle. La Grèce a des obligations à respecter, mais rien ne serait pire que de l’abandonner et, ainsi, de la livrer aux extrêmes.

Il est temps que les conservateurs et les libéraux se rangent aux propositions de François Hollande qui incarnent aujourd’hui le sursaut européen. Depuis son entrée en fonction, le Président de la République a proposé des solutions : projets d’avenir, renforcement de la Banque Européenne d’Investissement, utilisation du Mécanisme européen de stabilité (MES) pour recapitaliser directement les banques, euro-obligations pour alléger le fardeau des Etats qui empruntent à des taux élevés.

Pour les socialistes, il n’y a pas de fatalité à l’austérité. Là aussi, nous assumons le débat avec la droite. M. Raffarin a vendu la mèche en affirmant que pour l’UMP, la France doit s’aligner sur les positions de Mme Merkel, comme le faisait M. Sarkozy. Pour le Parti socialiste, au contraire, il faut une relation franco-allemande fondée sur l’amitié dans l’égalité et utile à l’Europe. Ce qui est utile à l’Europe, c’est la croissance, ce n’est pas l’austérité.

La réorientation de l’Europe est l’un des enjeux des élections législatives en France. Fin juin se déroulera un Conseil européen où seront débattues les propositions portées par François Hollande pour la croissance et l’emploi. Comment convaincre les autres Européens si, d’ici là, à l’issue des législatives, était formé en France un Gouvernement UMP-Gouvernement d’austérité ?

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point presse de Guillaume Bachelay le 04/06/2012 par PartiSocialiste

Législatives J-6 : une majorité forte pour voter les lois du changement

Le mot d’ordre, c’est la mobilisation. Les 10 et 17 juin, nous voulons gagner pour changer, nous voulons une majorité forte pour le président et le gouvernement afin de voter les lois du changement.

Depuis l’entrée en fonction du chef de l’Etat, des décisions positives ont été engagées : baisse de la rémunération Président et des ministres, ainsi qu’écart de 1 à 20 pour la grille de rémunérations des dirigeants d’entreprises publiques ; revalorisation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire et encadrement des loyers à la relocation ; décret sur les retraites (qui sera présenté mercredi) ; création de 1 000 postes dans le primaire pour la rentrée ; retrait des troupes combattantes d’Afghanistan dès fin 2012 ou encore suppression de la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers qui entachait le rayonnement de la France dans le monde. Toutes ces avancées seraient remises en cause par une victoire de M. COPE et de l’UMP. Au contraire, c’est en votant socialiste dès le 10 juin qu’elles seront garanties.

Autre constat : pendant que le Président et le Gouvernement se préoccupent des Français, l’UMP s’intéresse…à l’UMP . Qui fait comme si elle n’avait pas de projet alors que ses candidats proposent l’injustice (TVA Sarkozy payée par tous), la précarité (remise en cause du contrat de travail), casse des services publics (aggravation de la RGPP aveugle), austérité européenne (acceptation du Traité budgétaire européen).

Pour éviter le retour des vieilles recettes du sarkozysme, les Français ne doivent pas se laisser voler la victoire du 6 Mai. Pour que le changement dure cinq ans, il faut donner une majorité au changement avec des députés qui voteront des lois positives pour améliorer la vie quotidienne et remettre de la justice : loi bancaire pour séparer les activités de dépôts et les activités spéculatives ; loi de redressement productif qui créera la Banque publique d’investissement ; loi de finances qui annulera la TVA Sarkozy et fera davantage contribuer les plus aisés et les très grosses entreprises ; loi pour mettre à disposition des collectivités locales les terrains de l’Etat disponibles pour construire des logements ; loi de décentralisation pour développer les territoires et défendre les services publics locaux…

Enfin, les résultats du vote des Français de l’étranger sont encourageants et même très encourageants pour les candidats socialistes et de la gauche. Ils disent un climat, mais ce n’est pas le climat qui fait l’élection, ce sont les votes. C’est à la fois l’indice d’une volonté de changement et du besoin de mobiliser inlassablement.

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