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Le Président de la République à l’usine Renault de Cléon : la reconnaissance de l’excellence et de l’innovation industrielles

Publié le 25 février 2017 | MON ACTION LOCALE

Hier, François Hollande s’est rendu dans la Métropole Rouen Normandie. Deux temps forts ont rythmé son déplacement : la visite de l’usine Renault à Cléon et l’inauguration du Medical Training Center du CHU de Rouen. En présence de nombreux élus dont mes collègues parlementaires Valérie Fourneyron et Nelly Tocqueville, et d’Estelle Grelier, secrétaire d’Etat chargée des collectivités territoriales, cette demi-journée fut l’occasion de mettre en valeur deux atouts, deux fiertés de notre territoire : la qualité de la production, des compétences, du dynamisme à l’export du site automobile cléonnais d’une part, d’autre part un centre de simulation médicale unique en Europe dédié à la formation des professions médicales et paramédicales. Innovation sanitaire et innovation industrielle étaient au cœur de la venue du Président de la République qui a fait l’éloge du progrès et de la force de la France : sa capacité à innover, à inventer, à former, à se projeter à l’international. Je veux revenir ici plus particulièrement sur son déplacement dans notre circonscription, à Cléon, dans la première usine mécanique du groupe Renault dans le monde où je l’ai accueilli notamment avec le maire de la commune Frédéric Marche, de Thierry Bolloré, directeur délégué à la compétitivité du Groupe Renault et membre de son Conseil exécutif, et de Paul Carvalho, le directeur du site.

 

Il y a bien des façons de parler de l’usine de Cléon. Pour celles et ceux qui ont grandi et qui vivent ici, elle appartient à notre géographie et à notre histoire.

90 millions de moteurs et de boites de vitesse ont été fabriqués depuis l’ouverture du site en 1958 et son nom s’inscrit dans l’histoire économique et sociale de la France. Il est au cœur de notre géographie aussi : l’usine s’étend sur 155 hectares dont 40 hectares couverts, au cœur de la vallée de la Seine, axe industriel majeur du pays et notamment de son industrie.

Des résultats donnent la mesure de son développement autant que de son rayonnement : 1 350 000 organes produits en 2016 – près d’une pièce sur deux produites l’est pour l’exportation –, plus de 17 700 tonnes d’aluminium coulées à la Fonderie, une quarantaine de sites clients dans le monde.

Photo 6Ces performances sont rendues possibles grâce aux savoir-faire et aux compétences des 5 300 personnes qui travaillent actuellement dans l’usine, qui prolongent la tradition d’excellence forgée par les générations successives de collaborateurs. Comme maire-adjoint de Cléon pendant onze ans, conseiller général du canton puis vice-président de la Région chargé de l’économie et des énergies avant 2012, comme député depuis lors, je connais bien l’usine, ses métiers, ses process, ses productions, ses bâtiments, ses défis. Au cours des quatre dernières années, je m’y suis rendu à quatre reprises et tous les ans, je participe aux remises des médailles du travail. La venue du chef de l’Etat sur place ce 24 février 2017 marque la reconnaissance par la nation du travail et de la compétence des femmes et des hommes qui ont travaillé et qui travaillent à Cléon, contribuant à la croissance, à l’innovation, à l’emploi, au rayonnement à l’international, de l’industrie française. Le Président Hollande l’a pleinement mesuré lors pendant plus d’une heure trente au cours de laquelle il a pu échanger avec des salariés et plusieurs de leurs représentants syndicaux, découvrir les lignes de production – notamment l’impressionnante nouvelle ligne dédiée à la production des vilebrequins –, évoquer les innovations permanentes sur le site, les partenariats avec d’autres constructeurs européens et mondiaux qui misent sur le savoir-faire cléonnais – « les meilleurs s’équipent chez nous », lit-on sur des blouses et tenues dans les ateliers –, les investissements réalisés et les projets, ainsi que les objectifs de créations d’emploi et l’enjeu des contrats intérimaires, une priorité pour les recrutements en CDI.

Le site cléonnais est spécialisé dans la fabrication des moteurs thermiques (4 400 unités par jour), les boites de vitesse (2 100 unités par jour) et, depuis ces dernières années, de technologies durables et de l’éco-mobilité, je pense à la fabrication du boitier d’interconnexion Junction Box, du premier moteur français 100 % électrique, ainsi qu’à la nouvelle génération de moteurs R9M depuis cinq ans. L’usine compte désormais 141 lignes de production. Pour la seule année 2016, 160 millions d’euros d’investissements ont été réalisés avec quatre nouvelles lignes de production, portant sur des augmentations de capacités, des équipements de fonderie, trois nouvelles lignes d’usinage moteurs – pour les culasses, carter-cylindres et vilebrequins – et une ligne dédiée à pignonnerie pour les boites de vitesse.

Le « made in Cléon » est la démonstration de la capacité d’innovation du site, adossé à la qualité de la Recherche & Développement du groupe – la visite du technocentre de Guyancourt lorsque j’étais élu régional m’a profondément marqué. Témoignage de l’excellence du site : les nombreux partenariats industrielsphoto 2 bâtis ces dernières années. L’usine est de surcroît très engagée dans notre bassin d’emploi et peut prendre appui, autant que le consolider en retour, sur un écosystème productif au cœur du grand nord-ouest européen, structuré avec ses partenaires, le tissu d’équipementiers et fournisseurs, mais aussi le pôle de compétitivité Mov’eo Imagine Mobility dont le siège social se trouve dans notre Métropole, au Technopôle du Madrillet.

Ce dynamisme se mesure aussi sur le front de l’emploi. Le 14 février dernier, Renault Cléon annonçait le recrutement de 200 salariés en CDI pour 2017, du CAP-BEP au BTS-DUT mais aussi des parcours de formations spécifiques afin de « préparer son avenir en renforçant ses effectifs et ses compétences dans un contexte de marché en forte croissance ». Au cours des deux dernières années, 358 embauches supplémentaires ont eu lieu, dont 258 CDI, ainsi qu’une centaine de contrats en alternance.

Ces 200 nouveaux recrutements à Cléon seront les premiers réalisés en France suite à l’accord signé avec les partenaires sociaux le mois dernier. Car l’ensemble de ces résultats sont également l’effet de la stratégie industrielle de long terme mis en œuvre par Renault et des efforts déployés par l’ensemble de ses collaborateurs au cours des dernières années, à Cléon et sur les autres sites. Un premier accord de compétitivité a couvert la période 2013-2016, auquel succède un second volet « France Cap 2020 » signé le 13 janvier dernier, lui aussi triennal, et qui va se déployer sur 2017-2019.

Cette stratégie de l’entreprise s’est mise en place au lendemain de la crise historique du secteur automobile dans le monde, singulièrement sur le marché européen, des années 2009-2011 et qui fit peser de graves dangers sur l’outil productif français. Par des accords négociés, il s’agit de mieux anticiper et surmonter les aléas de conjoncture au plan mondial, faire face à la concurrence du secteur, développer les innovations technologiques pour l’éco-mobilité – telles les motorisations zéro émission –, investir dans la formation pour répondre aux besoins, conforter la stratégie à l’international, privilégier le dialogue social comme levier de la compétitivité de l’entreprise. Le premier accord a bénéficié aux sites du constructeur en France car ses racines sont dans l’Hexagone. A Cléon, par exemple, on citera la production confortée des moteurs thermiques (le troisième moteur de l’Alliance Renault-Nissan, le R9M, la construction d’une partie des boites de vitesse J précédemment produites au Portugal) et des moteurs électriques (montés notamment sur la Zoé) car comme le disait Carlos Ghosn, le PDG de Renault récemment, « la voiture de demain sera électrique, totalement connectée et autonome » : 400 000 voitures électriques de l’Alliance roulent déjà chaque jour sur le marché. Dans la droite ligne des enjeux environnementaux débattus lors de la COP 21 en France et de l’accord historique qui en découla, Renault Cléon renforce son positionnement en tant que site de référence du Groupe concernant l’électro-mobilité et l’avenir de l’automobile décarbonée. C’est un enjeu écologique, technologique et d’emploi majeur. Dans le cadre du nouvel accord, le groupe Renault s’est engagé à investir 500 millions d’euros pour moderniser ses usines et à recruter 3 600 CDI et 6 000 emplois jeunes d’ici 2020 en augmentant sa production en France. A Cléon, l’objectif est de produire 1 600 000 organes en 2018.

C’est dans l’atelier de fabrication du moteur électrique que le Président, en présence de nombreux employés, s’est exprimé. « Renault est un symbole pour tous les Français », a-t-il dit, évoquant les performances et réalisations du site : il a rappelé que l’automobile est née en France et que 450 000 emplois sont liés, directement ou indirectement, à cette industrie. Il a évoqué aussi la situation qui était celle de 2012 pour les constructeurs français en grande difficulté, avec un marché qui avait chuté, un niveau d’immatriculations historiquement bas, beaucoup de sous-traitants menacés. « Il fallait réagir pour ne pas subir ».

C’est le sens de l’action qui a été menée par le gouvernement et la majorité parlementaire et que François Hollande a rappelé : un plan national pour tous les acteurs de la filière, l’Etat qui a fait son devoir en mobilisant des moyens financiers et fiscaux comme le crédit d’impôt pour l’achat de véhicules électriques, en agissant comme actionnaire de Renault ou en prenant une participation au capital de PSA, en activant tous les soutiens tels le CICE, le crédit d’impôt recherche, le pacte de responsabilité pour permettre aux entreprises d’investir, d’exporter, d’embaucher. S’y sont ajoutés, au niveau du Groupe Renault, les accords signés par les partenaires sociaux : « Vous avez participé directement au redressement de l’entreprise. Aujourd’hui, les résultats sont là ». A Cléon et dans le secteur automobile français : plus d’un million de véhicules supplémentaires produits par rapport à 2012, plus de deux millions d’immatriculations en France.

Le Président de la République a insisté sur l’impérieuse nécessité de prolonger cette dynamique : « il y a besoin, encore, de moderniser notrephoto 7 industrie. Ce que fait Renault pour la mobilité durable », évoquant les motorisations électriques, l’usine du futur, la formation, l’international : « Ici, à Cléon, c’est presque un moteur sur deux qui est exporté. Le protectionnisme, des barrières dressées entre les pays seraient la pire des nouvelles pour votre industrie (…) Il ne s’agit pas d’avoir confiance ou pas dans la mondialisation telle qu’elle est avec ses limites et ses dangers, mais dans l’ouverture au monde. La France n’a peur de rien » grâce à ses technologies, ses savoir-faire, ses salariés qualifiés, sa recherche. « Oui, Renault Cléon est un symbole. Le symbole d’un esprit, d’une conquête, d’une qualité », a conclu le chef de l’Etat.

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