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Déplacement au Salon de l’Agriculture

Publié le 25 février 2015 | MON ACTION LOCALE, Mon action nationale

Le Foll BartoloneCe matin, avec Claude Bartolone, le Président de l’Assemblée nationale et plusieurs collègues députés, je me suis rendu au Salon international de l’Agriculture, qui se tient à Paris Expo porte de Versailles jusqu’à dimanche prochain.

La visite du Salon, la « ferme France », est toujours un moment fort, passionnant. A partir de 7h15, plusieurs étapes l’ont rythmé jusqu’à la fin de matinée : la traditionnelle Traitetraite des vaches, puis plusieurs échanges avec des représentants des filières et professions – produits laitiers, élevage, les cultures végétales, vins de France, notamment. Ce fut aussi l’occasion d’échanger avec le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll, présents à nos côtés durant la première heure.

Et puis, bien sûr, il y a la découverte des espaces dédiés à nos régions. Ainsi ai-je rejoint l’espace Normandie, où j’ai retrouvé Nicolas Mayer-Rossignol et Laurent Beauvais, et découvert aussi les stands des départements pour y encourager nos producteurs, nos produits, nos savoir-faire. L’excellence de la NMR GBproduction normande, sa diversité, ses spécialités, ses atouts, son déploiement à l’international, sont manifestes. C’est aussi l’occasion de mettre en lumière des dispositifs de la puissance publique territoriale, par exemple la plateforme agrilocal76 à l’espace du Département de Seine-Maritime.

Ces heures passées au Salon – la présence, en nombre, du public en témoigne – sont marquées par la fierté et le respect qu’inspirent l’agriculture française, les femmes et les hommes qui la font vivre au quotidien, les territoires et les terroirs où elle s’exerce, contribuant ainsi à leur développement, à leur aménagement, à leur rayonnement, l’excellence des produits et des métiers qui conjuguent authenticité et innovation – à l’espace des produits et cultures végétales, les légumes jouxtent les agro-matériaux, la produits laitiersmoissonneuse-batteuse en démonstration l’imprimante 3D qui réalise en temps réel des produits 100% biodégradables –, les animaux du Pavillon 1 – vaches et taureaux, chèvres et moutons, brebis, lapins et animaux de la basse-cour (un responsable du Salon rappelait que plus de 3 800 animaux sont rassemblés au Salon), les services et les métiers qui font le dynamisme agricole, les produits gastronomiques, la présence à l’international. Au fil des rencontres et des échanges, sont évoqués l’ensemble des enjeux : la structuration des filières, l’organisation des marchés, la diversité des choux-fleur productions et des professions, la dimension environnementale, la simplification et la question des normes, les conditions de vie, la formation initiale et professionnelle, la stratégie européenne, la réciprocité commerciale dans les échanges mondiaux.

L’édition 2015 est également l’occasion de souligner les transformations de l’agriculture, ses innovations bien sûr, fortes en tous domaines, et la mobilisation de la puissance publique pour que soient relevés les défis, préserver le modèle agricole français dans ses fondements et ses messages, mais aussi lui permettre de relever les défis sociétaux, environnementaux, économiques, du local au global. Depuis 2012, le Gouvernement et la majorité agissent pour soutenir et transformer3D l’agriculture française.

Cette année, la nouvelle Politique agricole commune (PAC) entre en application. Elle a été réformée et son budget – c’est le résultat de la négociation menée par le président de la République et le Gouvernement – préservé pour la France sur la période 2014-2020 : un peu plus de 9 milliards d’euros par an. Mais autant que le budget, il y a le rééquilibrage de la PAC en faveur d’un modèle plus régulateur (les soutiens sont réorientés vers ceux qui en ont le plus besoin, notamment les éleveurs et les petites et Moisoneusemoyennes exploitations) et plus écologique (une partie importante des aides sera soumise à des critères environnementaux). L’emploi et l’installation de jeunes agriculteurs seront également encouragés. Un milliard d’euros par an sera réorienté vers l’élevage d’ici 2019. Bien sûr, des enjeux demeurent, par exemple pour le verdissement des politiques communautaires et l’harmonisation des normes dans le cadre du juste échange pour la protection des producteurs et des consommateurs.

 L’autre grand enjeu, c’est la mise en œuvre engagée de l’agro-écologie. Il s’agit de combiner performance économique, excellence environnementale, progrès social. 2015 marque l’an I de la généralisation de l’ambition, de la transition agro-écologique pour l’agriculture française, qui est un levier de son développement dans l’Hexagone mais qui constitue – Claude Bartolone y insistait ce matin à juste raison – un atout de la France dans le monde, une marque de l’excellence et de l’innovation françaises. En octobre dernier a été promulguée la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt qui avait fait l’objet d’un important débat à l’Assemblée nationale. Lesloiaveniragricole2 Groupements d’Intérêts Economiques et Environnementaux (GIEE) permettront aux agriculteurs et leurs partenaires de soutenir des projets collectifs pour améliorer les pratiques agricoles dans un objectif agro-écologique. Sept plans thématiques ont été définis pour réduire de 50% la consommation de phytosanitaires en 2025, développer 1 000 méthaniseurs à la ferme d’ici 2020, doubler la surface en bio d’ici 2017, etc. Des investissements en matière de recherche sont également décidés pour passer « d’une agriculture intensive en intrants, en chimie, en azote, en énergie fossile à une agriculture intensive en connaissance et en innovation », comme l’a dit Stéphane Le Foll fin janvier.

vacheD’autres enjeux contribuent à notre politique pour l’agriculture et pour les agriculteurs, qui concernent l’alimentation – dimension reconnue de la politique agricole française – (à l’échelon européen, rappelons que c’est la France qui a permis de sauvegarder l’aide alimentaire aux plus démunis) –, le soutien à la filière agricole et agro-alimentaire – avec, entre autres priorités, le rééquilibrage des relations commerciales entre les producteurs et la grande distribution et la lutte contre la déflation qui menace particulièrement le secteur alimentaire), la priorité jeunesse – installation des jeunes agriculteurs à travers la PAC réformée, promotion de l’enseignement agricole, etc. –, la simplification et le soutien à l’esprit d’entreprise.

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