Valls

Déclaration de politique générale du Gouvernement : une nouvelle étape du quinquennat

Publié le 8 avril 2014 | Mon action nationale

Aujourd’hui, dans sa déclaration de politique générale, Manuel Valls a mis en avant trois exigences : vérité, volonté, efficacité.

La vérité sur l’état du pays, les défis de son économie, de nos industries, de nos PME, les aspirations sociales ; sur la peur du déclassement éprouvée par beaucoup de nos concitoyens : « trop de souffrance, pas assez d’espérance, telle est la situation de la France » ; sur le changement du monde qui s’opère et ses conséquences, notamment écologiques ; sur la nécessité du redressement des comptes publics (la dette est passée de 50% du PIB en 2002 à 90% en 2012, le déficit public était de 5,2% du PIB en 2012 et nous l’avons déjà ramené à 4,3% fin 2013).

La volonté d’agir pour répondre aux attentes des Français qu’ils ont exprimées lors des élections municipales en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, de lutte contre les inégalités, d’éducation, de logement, de services publics, de transformation de nos modes de production et de transports. C’est la feuille de route fixée par le Président de la République.

L’efficacité pour obtenir des résultats plus rapides, en amplifiant et en accélérant l’action engagée à travers le Pacte de responsabilité et de solidarité notamment. Avec un gouvernement resserré et solidaire. Avec un Parlement respecté. Avec les partenaires sociaux reconnus dont le dialogue a déjà permis d’importantes avancées (pour l’emploi et le marché du travail, les retraites et la prise en compte de la pénibilité, pour la formation professionnelle). Avec les collectivités territoriales partie prenante. Avec les associations mobilisées.

Plusieurs mesures concrètes ont été annoncées pour rendre la France plus forte et plus juste.

Pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés : revalorisation du salaire net au niveau du SMIC par une diminution des cotisations salariales pour procurer 500 euros supplémentaires par an, soit l’équivalent de la moitié d’un treizième mois ; allégement de la fiscalité pesant sur les ménages modestes, en particulier ceux qui sont entrés dans le champ de l’impôt sur le revenu ces dernières années alors même que leur situation ne le justifiait pas.

Pour créer des emplois durables en France et renforcer la compétitivité des entreprises afin qu’elles investissent, innovent, embauchent, exportent : suppression des cotisations patronales pour les salariés payés au SMIC à partir du 1er janvier 2015 ; conférence sociale en juin pour mesurer la dynamique créée par l’accord entre les partenaires sociaux du 5 mars dernier (création d’emplois, notamment pour les jeunes et les seniors, et qualité de l’emploi, formation des salariés, amélioration et reconnaissance des qualifications).

Pour investir dans la transition énergétique : rénovation thermique des logements ; déploiement des transports collectifs et des véhicules décarbonés ; « stratégie bas carbone » présentée au Parlement avec l’objectif de réduire de 30% notre consommation d’énergie fossile et de 40% nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 ; engagement confirmé de passer à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025 ; projet de loi sur la transition énergétique au conseil des ministres avant l’été.

Pour préserver notre indépendance financière : un plan d’économies de 50 milliards d’euros sur trois ans de 2015 à 2017, partagé par l’Etat et ses agences qui en prendront la plus grande part, l’assurance maladie, les collectivités territoriales, ainsi que par une meilleure lisibilité du système de prestations. « Ce plan d’économies traduit un équilibre entre la nécessité de préserver notre souveraineté financière et la volonté de ne pas casser la croissance et l’emploi. C’est la différence entre le sérieux budgétaire et l’austérité », a affirmé le Premier ministre.

Pour simplifier notre architecture territoriale et clarifier les compétences des collectivités locales, plusieurs chantiers sont proposés : suppression de la clause de compétence générale pour les régions et les départements ; nouvelle carte des intercommunalités ; diminution du nombre de régions pour qu’elles atteignent la taille critique ; débat sur l’avenir des conseils départementaux qui pourrait amener à leur suppression à l’horizon 2021.

Pour réorienter la construction européenne : remettre l’Union sur le chemin de la croissance au travers de politiques de grands investissements, des politiques pour l’emploi, en particulier pour les jeunes ; politique monétaire plus favorable à la croissance afin que les efforts réalisés pour réduire les déficits et mener les réformes nécessaires ne soient pas balayés par un niveau trop élevé de l’euro, aujourd’hui 10% plus cher qu’à l’été 2012.

A travers ce discours de politique générale, le Premier ministre a voulu « rendre confiance aux Français », qu’ils habitent dans les centres villes, les quartiers populaires, les zones pavillonnaires, les territoires ruraux. Notre pays a des atouts, géographiques, scientifiques, technologiques, culturels. Il a des défis, qu’il faut relever collectivement. Il a des valeurs, celles de la République qu’il faut porter haut. Il a une voix qui pèse dans le monde. « La France, c’est cette envie de croire que l’on peut pour soi et pour le reste du monde ».

 

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