photo Honfleur

CPER – CPIER 2015-2020 : des investissements pour la Normandie

Publié le 14 février 2015 | MON ACTION LOCALE, Mon action nationale

La grande Normandie est lancée. Après la loi votée il y a quelques semaines à l’Assemblée nationale qui l’a rendue possible, les investissements. Car l’organisation territoriale repensée a besoin d’outils d’action renouvelés et confortés. C’est le sens de la réunion qui s’est déroulée vendredi 13 février, à Honfleur, dans ce lieu emblématique, magnifique, du patrimoine normand qu’est le Grenier à sel, où ont été signés, en présence de Manuel Valls, de Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve, les protocoles du CPIER et des CPER pour la période 2015-2020.

Ces deux acronymes disent en fait l’engagement de l’Etat et des deux Régions Haute et Basse Normandie au service d’une ambition partagée : le développement de la Normandie. Le Premier ministre l’a dit : « Ces contrats lient l’Etat et les régions normandes, l’Etat la région normande. C’est un engagement dans un avenir commun, un acte de confiance ». Il a également relevé que cette démarche collective, coopérative, inclusive « démontre la maturité des relations entre les collectivités territoriales et l’Etat »,qu’elle est « la marque de l’aptitude à rassembler et à fédérer [car] pour bien avancer, un pays a besoin de se projeter et de rassembler autour de l’intérêt général ». Le Président de la Région Basse-Normandie Laurent Beauvais a eu raison de déclarer que ce rendez-vous de Honfleur, en présence de nombreux élus normands et partenaires des forces vives, est « un moment très important » de notre avenir collectif. Nicolas Mayer-Rossignol a insisté pour sa part sur « la cohérence normande », celle qui, des coopérations mises en place depuis de nombreuses années déjà jusqu’à l’élaboration d’un budget commun pour 2016, démontre que, pour reprendre l’expression du Premier ministre, « les deux régions n’ont pas attendu la réforme territoriale pour engager le dialogue : la Normandie avance ».

Rendez-vous important, oui, et, comme l’a dit Nicolas Mayer-Rossignol, « sonnant et trébuchant » car cette nouvelle étape de la contractualisation, dont la dynamique a fait ses preuves en Normandie, se traduit par des investissements importants – et pour certains sans précédents – pour porter les projets au service du territoire et des Normands.

Le Contrat de plan interrégional Etat-Régions (CPIER) axé sur la Vallée de la Seine est une victoire collective, l’aboutissement d’une demande que nous avons été nombreux, depuis plusieurs années maintenant, à formuler. C’est le premier « contrat de plan normand ». Des tribunes, des courriers, une délégation interministérielle créée en avril 2013, puis des rapports suivis d’études ont, depuis deux ans, fait leur chemin jusqu’à ce contrat historique, le premier du genre, associant financeurs normands et franciliens, qui permet à cet axe stratégique pour la France dans le grand Nord-Ouest européen et dans la mondialisation, la Vallée de la Seine – un tiers du PIB national, 15 millions d’habitants, 7 millions d’emplois, 40% de la recherche française, etc. –, de bénéficier de ressources dédiées. Complétant, confortant les Contrats de plan Etat-Région (CPER), il a pour principaux objectifs :

- La maîtrise des flux et les déplacements grâce à un réseau rendu plus cohérent, interconnecté, encourageant le transport ferré et le fluvial (report modal, soutien aux infrastructures portuaires du Havre, de Rouen mais aussi de Cherbourg, LNPN…).

- L’émergence d’une économie toujours plus innovante et durable, autour de la transition écologique et énergétique, des filières d’excellence, de l’industrie, du déploiement du numérique avec le Très Haut Débit, de l’enseignement supérieur et de la recherche, du tourisme et de la culture.

- Le soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche (grand accélérateur d’ions lourds GANIL, hadronthérapie, matériaux en Seine, etc.). Dans l’après-midi, le Premier ministre s’est d’ailleurs rendu à Mont-Saint-Aignan, sur le campus universitaire, pour visiter le chantier du futur laboratoire de recherches biologiques et biomédicales (B2).

Quant au contrat de plan Etat-Région Haute-Normandie, articulé avec le précédent texte et préfigurant la fusion de la Normandie, il se donne pour objectif de bâtir une éco-région, qu’il s’agisse de la recherche, de l’innovation, des transports, de la formation et du supérieur, du soutien aux entreprises et aux filières industrielles, de l’action en faveur du développement numérique et énergétique (avec, dans le cadre du mix énergétique, le déploiement des énergies marines notamment). Comme le CPIER, le CPER comporte également un volet territorial pour l’animation des projets dans les territoires afin de renforcer leur cohésion, l’accès aux services publics, l’aménagement solidaire.

Comme l’a souligné le Premier ministre, « au total, ce sont deux milliards d’euros d’investissements publics jusqu’en 2020 pour le territoire normand » que mobilise la puissance publique, à la fois l’Etat et les deux actuelles régions normandes pour encourager les projets et mobiliser les énergies de l’ensemble du territoire, « cette grande région qui se dessine ».

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