Pré-rapport Charpin-Trink, la filière photovoltaïque toujours menacée, une concertation pour rien

Publié le 11 février 2011 | Communiqués 2011, MON ACTION AU PS

photovoltaique-energie-industrie-bachelayParis, le 11 fevrier 2011
Communiqué
Aurélie Filippetti, Secrétaire nationale à l’Energie
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable
Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l’Industrie, aux entreprises et aux nouvelles technologies

Le pré-rapport Charpin/Trink : la filière photovoltaïque toujours menacée, une concertation pour rien

Alors que la filière du photovoltaïque a été profondément déstabilisée par les deux baisses successives des tarifs d’achat en 2010 puis par le décret instaurant un moratoire sur tous les nouveaux raccordements aux réseaux de distribution d’électricité en décembre, le pré-rapport Charpin/Trink n’apporte aucune nouvelle perspective : muet sur l’objectif de développement ; muet sur le besoin de stabilité juridique et sur le dispositif applicable ; muet enfin sur le besoin de créer une véritable filière de l’énergie solaire française, et sur les conditions de sortie du moratoire.

Pire, ce document traduit un véritable échec de la concertation, en occultant totalement les remarques et propositions des acteurs du secteur. De même, il sape le travail des collectivités, notamment les régions, qui œuvrent à la diversification industrielle et énergétique et ont largement impulsé et accompagné le développement des énergies renouvelables sur leurs territoires. Cela remet en cause toute politique efficace en faveur des énergies propres conduite par les collectivités publiques.

Les objectifs de production fixés à la fois au regard du mix énergétique et du développement de la filière sont nettement insuffisants. A aucun moment le rapport ne pose la question de la remise en cause de l’objectif de 5400 MW d’ici 2020. Objectif initialement plancher, devenu plafond alors que le Grenelle promet 23% d’énergie renouvelables en 2020, et alors que l’Allemagne vient de décider l’installation d’ici 2020 de 50.000 à 70.000 MW. Au regard de ces chiffres, il est légitime de s’interroger quant à la volonté réelle de développer un véritable mix énergétique en France !

L’introduction du rapport rappelle adroitement que les décisions à prendre relèvent de la responsabilité du politique. Le gouvernement et la majorité UMP sont donc face à leurs responsabilités : décider du sacrifice de la filière photovoltaïque, qui concentre pourtant aujourd’hui plus de 20.000 emplois, ou s’engager pleinement dans la transition énergétique, via la sobriété, l’efficacité et les renouvelables. Pendant ce temps, nos voisins dotent leurs pays d’une avance énergétique et industrielle dont la droite prive la France.

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