Renault Flins

Publié le 16 janvier 2010 | Communiqués 2010, MON ACTION AU PS

Le 16 janvier 2010

Communiqué de Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux nouvelles technologies

Maintien de l’emploi sur le site Renault-Flins : le Parti socialiste reste vigilant face à des engagements limités du constructeur

La « convocation » des dirigeants de Renault à l’Elysée, annoncée à grand renfort de communication, a accouché d’annonces vagues. Tout en réitérant sa promesse de maintenir l’emploi à Flins, le constructeur n’envisage de maintenir qu’« une partie » de la production de la Clio 4 à l’usine de Flins. Rien n’est dit sur les volumes envisagés. Rien n’est dit non plus sur les projets de Renault en Turquie. A ce jour, une délocalisation partielle de la Clio 4 reste possible.

Le recul annoncé de Renault n’a donc pas eu lieu. S’il faut saluer la mobilisation des salariés de Renault et des représentants syndicaux qui, avec le soutien actif du Parti socialiste, ont obtenu du gouvernement qu’il agisse, force est de constater aujourd’hui que le combat continue.

L’épisode démontre que le gouvernement doit être beaucoup plus vigilant. Depuis un an, le Parti socialiste dénonce l’absence de contreparties réelles en échange des 6 milliards d’euros d’aides publiques octroyées à Renault et PSA, ainsi que la mise en concurrence de leurs sites de production par les constructeurs au mépris de l’impératif industriel, social et environnemental. La tentation de Renault illustre aussi les limites de la suppression de la taxe professionnelle – 12,3 milliards d’euros d’allègements fiscaux pour les entreprises – présentée par le gouvernement comme l’arme fatale anti-délocalisations…

Lors de la signature du « pacte automobile » à l’Elysée le 9 février 2009, le chef de l’Etat avait présenté le maintien de la production en France comme un acquis en échange de la manne publique. La délocalisation partielle de la Clio 4 confirme qu’il n’en est rien. Les cadeaux financiers du gouvernement aux constructeurs automobiles sont réels, tout comme le déficit et la dette de l’Etat qu’ils contribuent à faire exploser. Les contreparties pour le maintien de l’emploi dans les territoires, elles, sont virtuelles – ainsi que s’en était alors félicitée la Commission européenne. Le PS restera vigilant : rien n’indique que Renault tiendra dans les faits des « engagements » particulièrement flous.

Pour le futur, il y a besoin de prévoyance industrielle. Plutôt que d’intervenir après-coup, mieux vaut anticiper et définir une stratégie. La France doit se doter d’une vraie politique industrielle, pour relancer mais aussi repenser nos filières en engageant la conversion social-écologique de l’appareil productif. Face aux groupes industriels, le gouvernement gagnerait à s’inspirer des Régions dirigées par la gauche qui apportent clarté, visibilité et stabilité, en jouant pleinement leur rôle de rempart.

- Les aides des Régions socialistes aux constructeurs automobiles sont strictement conditionnées. Quand les engagements sont tenus, les aides sont attribuées ; sinon, celles-ci doivent être non versées ou restituées.

- Les Régions soutiennent massivement l’innovation éco-technologique, dans les PME et au sein des pôles de compétitivité pour des voitures plus propres, plus sûres, plus compétitives sur le marché international.

- Les Régions apportent leur aide aux salariés, en développant la formation professionnelle, ainsi qu’aux PME de la sous-traitance dans la tourmente, en facilitant l’accès à des financements ou à des garanties que les banques refusent de leur accorder.

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