Suicides France-Telecom

Publié le 14 septembre 2009 | Communiqués 2009, MON ACTION AU PS

Le 14 septembre 2009

Communiqué de Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux NTIC et d’Alain VIDALIES, Secrétaire national au travail et à l’emploi

Suicides à France Telecom : le gouvernement doit assumer son rôle d’actionnaire

Le Parti socialiste fait part de son indignation et de son émotion après le 23ème suicide survenu à France Telecom depuis un an et demi. Il s’associe à la douleur des familles et dit sa solidarité à l’ensemble du personnel de l’entreprise.

Au cours des dernières années et de façon inquiétante depuis ces derniers mois, la violence comme mode de gestion du personnel est devenue la norme dans de nombreuses entreprises dont France Telecom. Les syndicats ont dénoncé à plusieurs reprises les pressions exercées sur les salariés à l’occasion de la restructuration du groupe et des changements de métiers.

Avant des restructurations, il est devenu courant d’installer dans l’entreprise le stress, la souffrance, l’inquiétude permanente et le chômage partiel comme outils de pression sur le personnel dans le but d’imposer les décisions destinée à satisfaire des objectifs de rentabilité financière de plus en plus extravagants. Le respect de la personne humaine n’existe plus, seul importe le profit.

La mise en concurrence des personnes et le durcissement des rapports hiérarchiques ne sont pas une politique de ressources humaines, mais au contraire une stratégie de déshumanisation du lieu de travail.

Toute la lumière doit être faite sur ces agissements pour qu’il y soit mis fin définitivement et que le personnel retrouve un cadre de vie au travail sûr et sain.

Le gouvernement ne peut se contenter de rencontrer le PDG de France Telecom et de lui demander de convoquer un conseil d’administration consacré à la série de suicides qui touche les salariés depuis plusieurs mois. Le Parti socialiste demande au gouvernement, actionnaire de France Telecom, de peser sur la gestion de l’entreprise et d’exiger la révision des modes d’organisation du travail. L’Etat, en tant qu’actionnaire de l’entreprise, doit s’opposer à la logique de rentabilité financière, qui a remplacé celle d’efficacité du service rendu.

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>