Fonds gouvernemental pour les PME

Publié le 30 juillet 2009 | Communiqués 2009, MON ACTION AU PS

Jeudi 30 juillet 2009

Communiqué de Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux NTIC

« Fonds gouvernemental pour les PME » : erreur ou provocation ?

La ministre de l’Economie Christine LAGARDE a confirmé aujourd’hui la création d’un « fonds de consolidation et de développement public-privé destiné à financer les PME » abondé à hauteur de… 200 millions d’euros.

Ce montant paraît si dérisoire au regard de la gravité de la situation vécue dans les petites et moyennes entreprises que l’on songe, en examinant l’annonce gouvernementale, à une erreur ou à une mauvaise plaisanterie.

Carnets de commandes en berne, difficultés de trésorerie liées au retard de paiement des donneurs d’ordres, accès au crédit plus difficile que jamais pour financer les projets de développement ou les investissements malgré les aides d’Etat perçues par les banques, recours au chômage partiel, plans de licenciements, procédures de redressement ou mises en faillite qui se multiplient, telle est bien la réalité de nombreuses PME et TPE.

Le Gouvernement affirme que ce « fonds » appuiera l’action du Médiateur du crédit. Mais quid des fonds OSEO ? Sont-ils épuisés ou trop souvent mal affectés alors que la crise, loin de s’estomper, s’aggrave dans l’économie réelle ? Les témoignages sur le terrain contestent la « reprisologie » teintée d’euphorie du gouvernement : malgré les efforts des personnels d’OSEO qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour accomplir leur tâche, trop de dossiers déposés restent en souffrance tandis que la médiation s’avère généralement tardive et insuffisante.

Le 27 juin dernier, lors d’une journée dédiée aux PME, au commerce et à l’artisanat, le Parti socialiste a formulé des propositions d’urgence :
- que l’aide directe des Régions, qui interviennent déjà puissamment auprès des entreprises en difficulté, puisse être soutenue par des garanties d’Etat ;
- que les délais d’échéances de contributions fiscales et sociales en cas de baisse d’activité soient prolongés ;
- que les collectivités territoriales puissent entrer temporairement au capital des entreprises stratégiques pour leurs bassins de vie et d’emplois ;
- que les critères des aides européennes à l’innovation et au développement soient assouplis afin de renforcer les fonds propres des entreprises.

La réalité exige que le gouvernement, en nommant le successeur de l’actuel Médiateur du crédit à la rentrée, lui donne des moyens d’action et d’intervention à la mesure de la crise que traversent les PME.

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