Entreprise Heulliez

Publié le 15 avril 2009 | Communiqués 2009, MON ACTION AU PS

15 avril 2009,

Communiqué de Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux nouvelles  technologies

Heuliez : un  test de la volonté du gouvernement de sauver l’industrie française

L’annonce de la mise en redressement judiciaire d’Heuliez dans les  Deux-Sèvres est une bouffée d’oxygène pour les 1000 salariés dont le Parti  socialiste salue la mobilisation et l’esprit  de responsabilité. 

La période d’observation de six mois  fixée par le tribunal de commerce de Niort constitue un répit pour l’entreprise,  pas encore un sauvetage. L’Etat doit se montrer à la hauteur de l’enjeu en  contribuant, au-delà des dix millions d’euros annoncés par le gouvernement, au  bouclage du tour de table d’ici au 24 juin prochain et à l’audience qui statuera  sur la poursuite de la phase d’observation. Plus qu’un accompagnement ponctuel,  l’Etat doit faire preuve d’un véritable engagement industriel. Cela suppose  que les promesses présidentielles et ministérielles soient réellement tenues  afin d’éviter qu’Heuliez soit une nouvelle victime du « syndrome  Gandrange ».

À travers Heuliez, l’enjeu est de maintenir une filière automobile  d’excellence en France et d’en faire l’un des principaux moteurs de la  croissance verte. Fondée sur les technologies innovantes et propres,  celle-ci repose sur l’adéquation entre les véhicules proposés par les  constructeurs, les aspirations des consommateurs et la préservation de  l’environnement. Le défi est d’engager dès aujourd’hui le passage vers le  nouveau modèle, le modèle de l’après-crise.

L’avènement de  la voiture propre, c’est-à-dire le remplacement du parc automobile dans les  quinze prochaines années, représentera un gisement massif d’emplois à deux  conditions : que le tissu industriel ait été préservé pendant la crise, et  d’abord les PME-PMI de la sous-traitance ; que la mutation  technologique ait été encouragée par un effort considérable en faveur de la  recherche et de l’éco-conception.

A cet égard, les choix gouvernementaux  ne peuvent qu’inquiéter. Les milliards d’euros mobilisés le sont en direction  des grands groupes sans contreparties tangibles et durables. Les équipementiers,  fournisseurs et distributeurs accèdent dans les plus grandes difficultés aux  fonds qui leur sont pourtant destinés. Les salariés de la filière sont  confrontés au chômage partiel, aux suppressions de postes et à la  précarisation de leurs conditions de travail. Quant au pouvoir d’achat des  ménages, il est laissé en berne, ce qui ne peut susciter la demande, donc  faire redémarrer la production.

A l’occasion de cette nouvelle alerte, le  Parti socialiste demande à Nicolas Sarkozy de mettre enfin en place un grand  plan national en faveur du passage à la voiture propre pour soutenir et  dynamiser l’ensemble de la filière.

C’est ce que font dès aujourd’hui les collectivités territoriales à  direction socialiste qui engagent la mutation de leur parc automobile et  viennent au soutien financier des entreprises. C’est aussi ce que propose le  plan de relance du Parti socialiste à travers le soutien à la voiture électrique  par la commande publique et la mise en place d’un pôle public d’investissement  industriel sous forme de fonds régionaux dotés de 10 milliards d’euros en  capital public et destinés à l’innovation technologique, à la  réindustrialisation des sites et à la formation des salariés. Il y a urgence à  s’engager sur cette voie.

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