Crise Automobile

Publié le 26 février 2009 | Communiqués 2009, MON ACTION AU PS

Le 26 février 2009

Communiqué de Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux nouvelles technologies

Nicolas SARKOZY et la crise de l’automobile : rien de nouveau, hélas !

Lors de son déplacement dans l’Ain, alors que le chômage explose et que la filière automobile est en pleine tourmente, le président de la République n’a annoncé aucune mesure nouvelle pour soutenir l’activité du secteur. L’exercice désormais rituel d’autosatisfaction du chef de l’Etat ne suffit plus à masquer la réalité : les ventes des marques françaises ont chuté de 17 % en janvier (11 % pour PSA, 21 % pour Renault), alors que celles des marques étrangères ont augmenté de 0,3 %. A Sandouville, les salariés sont au chômage partiel depuis plus de trois mois ; en mars et en avril, ils ne travailleront qu’une semaine sur deux.

Alors que les cadeaux du gouvernement sont précis et juteux pour les gros constructeurs et équipementiers cotés, les engagements sont faibles et flous pour les PME de la sous-traitance et l’ensemble des salariés de la filière.

Le président de la République ne peut plus se contenter de vanter les mérites de son plan, visiblement inefficace, et ne rien proposer de nouveau. L’ampleur de la crise demande des mesures urgentes et à la hauteur. C’est pourquoi le Parti socialiste a formulé, depuis de nombreuses semaines, des propositions concrètes que le gouvernement s’obstine à ignorer :

- pour les salariés : l’indemnisation du chômage partiel doit passer effectivement à 80 % du salaire et être rendue accessible aux salariés à temps partiel ; les périodes de non activité doivent être mises à profit pour favoriser la formation individuelle, qualifiante et rémunérée ; l’amélioration des conditions de travail, la réduction de la pénibilité et la limitation du recours aux contrats précaires doivent être imposées en contrepartie du soutien de l’Etat.

- pour les PME : les constructeurs qui bénéficient de l’aide publique doivent s’engager à réduire leurs délais de paiement et à stabiliser en les pérennisant leurs volumes de commandes. Ils doivent aussi s’engager sur l’activité de leurs fournisseurs exclusifs.
 
 - pour les consommateurs : la transparence doit enfin devenir la règle. Pour tout véhicule, la performance environnementale, la localisation de la production et l’origine des aides publiques doivent être clairement indiquées sur les fiches de vente.

- pour l’innovation et la croissance verte : en contrepartie de l’aide de l’Etat et afin de rattraper leur retard coupable en la matière, les constructeurs doivent s’engager à maintenir leur effort d’investissement et à le réorienter massivement vers la fabrication des voitures propres, conçues et produites sur des sites industriels français ou européens.

- pour une répartition plus juste de la richesse : plutôt que de se contenter de vagues promesses verbales, l’Etat doit limiter par la loi les bonus des dirigeants et les dividendes des actionnaires.

Avec le sens aigu des responsabilités qui le caractérise, Nicolas SARKOZY rejette la faute sur les institutions européennes et dit « regretter beaucoup » qu’il n’y ait pas de plan européen de soutien à l’automobile. Il oublie de rappeler qu’il était, il y a encore deux mois, le président de l’Union européenne et qu’il avait, à ce titre, toute latitude pour agir concrètement. Le Parti socialiste demande la mise en place d’un véritable plan européen de soutien à la filière, en mobilisant tous les leviers. Il rappelle qu’il existe en particulier un fonds européen d’aide aux salariés, doté de 500 millions d’euros par an, qui ne demande qu’à être mobilisé. Il y a urgence.

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