Plan Automobile

Publié le 9 décembre 2008 | Communiqués 2008, MON ACTION AU PS

Le 9 décembre 2008

Communiqué de Guillaume BACHELAY,
Secrétaire national à l’Industrie et aux Nouvelles technologies

Le congrès américain vient de débloquer une aide d’urgence de 15 milliards de dollars pour les constructeurs automobiles en difficulté. Elle s’ajoute aux 25 milliards de dollars de prêts bonifiés accordés à ce secteur par le département de l’Energie afin de protéger les 2,5 millions de salariés de la filière automobile américaine.

En France, l’industrie automobile est confrontée à une crise sans précédent. Les stocks de voitures invendues explosent, les carnets de commande baissent fortement, les mises au chômage partiel se multiplient sur les sites de production. Chez Renault, au moins 5.000 suppressions de postes sont d’ores et déjà programmées, et le Président de PSA annonce une chute de 30 % de la production automobile en Europe au quatrième trimestre par rapport aux prévisions de début d’année. La crise qui frappe les constructeurs s’est traduite par un novembre noir pour les équipementiers frappés par une avalanche de fermetures totales ou partielles d’usines.

Malgré l’horreur économique, sociale, territoriale annoncée, les mesures du plan Sarkozy pour le secteur automobile se limitent à une revalorisation de la prime à la casse, un prêt d’un milliard d’euros aux organismes de crédits des constructeurs français et la mise en place d’un fonds public de restructuration doté de seulement 100 millions d’euros. Ces mesures sont loin d’être à la hauteur de l’urgence.

Pire encore : alors que la France achève de présider l’Union européenne, aucune initiative commune aux Vingt-Sept n’est initiée par Nicolas Sarkozy et la Commission de Bruxelles. La crise touche pourtant l’ensemble des pays européens : le marché ouest-européen a reculé de 25% en novembre.

Le Parti socialiste, par la voix de Martine Aubry, Première secrétaire, a fait des propositions.

Nous demandons solennellement au Président de la République et président en exercice de l’Union européenne de prendre des initiatives fortes dans deux directions :

- Une mobilisation par les pouvoirs publics, au plan européen comme national, de moyens financiers et institutionnels pour soutenir le secteur automobile. Rien ne justifie que ce qui a été rendu possible pour venir en aide au système bancaire ne le soit pas pour sauver le secteur automobile.

- Une meilleure protection des travailleurs victimes de la crise, notamment en faisant payer aux entreprises qui continuent de verser des dividendes importants à leurs actionnaires l’intégralité des reclassements des salariés qu’elles licencient.

Alors que Barack Obama a déclaré : « la disparition de l’automobile américaine n’est pas envisageable », il semble hélas, de ce côté-ci de l’Atlantique, que le gouvernement Sarkozy-Fillon et la Commission européenne se résignent à la destruction de l’automobile.

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