A Sallanches, le Président de la désindustrialisation ne peut masquer son bilan

Publié le 13 décembre 2011 | MON ACTION AU PS, Secrétaire National

bachelay-guillaume-secretaire-national-ps-industrieLe déplacement du Président sortant en Haute-Savoie sonne comme une provocation alors que depuis dix ans que la droite gouverne, 750 000 emplois industriels ont disparu dans notre pays, dont près de 400 000 depuis 2007.

La relocalisation de Rossignol à Sallanches est une nouvelle heureuse pour les dirigeants et les salariés de l’entreprise qui ne la doivent qu’à eux-mêmes. Une vingtaine d’emplois sont créés sur un effectif de 200 personnes – il était trois fois supérieur au début des années 2000.

Malgré le discours sur le « produire français », cette visite ne peut masquer l’échec d’une présidence, ni les suppressions de postes par centaines dans nombre d’entreprises ailleurs en France : 1000 à 1200 programmées chez Areva, près de 5000 chez PSA dont une partie dans la R&D, 800 chez SeaFrance dans le Nord-Pas-de-Calais, 330 chez M-real dans l’Eure, la suspension du dernier haut fourneau à Florange et tant d’autres.

M. Sarkozy devait être le président des usines et du travail, il a été celui des banques et de la rente. L’industrie ne représente plus que 13 % de la valeur ajoutée dans notre pays, contre le double en Allemagne. Le déficit du commerce extérieur est abyssal : -75 milliards d’euros contre 150 milliards d’excédent outre-Rhin.

Dès 2009, François Hollande a fait du pacte productif le socle de son projet pour la France. En 2012, fort de la confiance des Français, il mettra en œuvre le patriotisme industriel dont la nation a tant besoin. Il repose sur quatre piliers :

- Le soutien aux filières industrielles d’avenir (énergies, mobilité durable, santé, numérique, éco-conception et éco-construction, etc.) et au développement des PME et ETI grâce à une banque publique d’investissement déclinée sous forme de fonds régionaux.

- Le développement des capacités d’innovation et d’investissement grâce à la réorientation de la fiscalité, de l’épargne et du système bancaire vers l’économie réelle.

- Le renforcement de la formation initiale pour nos jeunes et continue pour les salariés, l’amélioration des conditions de travail et l’encouragement à la démocratie sociale.

- Une Europe capable d’innover et de protéger. Innover pour la croissance et l’emploi, notamment avec des euro-obligations pour financer les grands projets scientifiques, technologiques, industriels, d’infrastructure dont nous avons besoin. Protéger grâce à une politique monétaire plus offensive face au dollar et au yuan chinois, ainsi qu’à une politique commerciale moins naïve pour faire respecter les normes sanitaires, sociales et environnementales dans les échanges internationaux.

En 2012, François Hollande engagera la réindustrialisation de la France. C’est un enjeu d’intérêt national.

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