A la Fête de l’Humanité : l’unité de la gauche dans la diversité

Publié le 16 septembre 2012 | Actualité, Mon action nationale

fete-de-lhumanite-21La Fête de l’Humanité, c’est d’abord une ambiance. Un rassemblement politique, évidemment, mais avant tout un événement populaire. De toute la France, des dizaines de milliers de personnes sont venues, après avoir rangé les voitures, les bus ou les camping-cars sur les immenses parkings du parc départemental a La Courneuve. C’est toujours un moment singulier dans l’année, l’impression de participer au renouvellement chaque fois recommencé d’un lieu de notre patrimoine national, un patrimoine bien vivant.

fetedelhumaniteconcert

En témoignent la musique ou plutôt les musiques dont les rythmes et paroles s’entremêlent, les débats retransmis par les enceintes au bout des pylônes. Il y aussi les stands de vente de produits de toute la France et de quoi manger parce qu’à la Fête, il faut marcher et donc prendre des forces.

La Fête de l’Humanité, c’est aussi une grande manifestation culturelle. C’est la Grande Scène qui accueille, pour cette édition, Patti Smith, Benabar, Thiefaine et Peter Doherty, New Order et les BB Brunes. Ce sont les ateliers dédiés au théâtre, au sport, au livre, a la peinture.
photo-de-groupeMais bien entendu, la Fête est un lieu de débat et d’échange politique. Associations, ONG, mouvements d’éducation populaire,syndicats, formations politiques sont présentes. David Assouline, le porte parole, et moi en tant que secrétaire national chargé des relations extérieures, nous représentons le Parti socialiste et sommes accueillis par Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste français. Avant de prononcer son discours d’ouverture, derrière le stand du PCF au bout de l’avenue Rol-Tanguy, nous prenons le temps d’échanger. Nous ont rejoints Olivier Dartigolles, Le porte-parole national du PCF, et Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité et député européen dont j’apprécie de longue date les articles et la conception exigeante de la politique, indissociable des idées et de l’Histoire. Ensemble, nous évoquons la situation sociale, l’enjeu d’intérêt national de la réindustrialisation, l’Europe aussi.

Vers 14 heures, alors que nous rejoignent les responsables des autres formations de la gauche, les écologistes, les radicaux, le Partigbda de gauche, David et moi répondons aux nombreux journalistes présents. Inlassablement, nous disons notre conviction, celle des socialistes mais aussi celle des électeurs qui ont voulu le changement : la gauche doit débattre, car sa diversité est sa richesse, mais elle doit aussi se rassembler contre la crise, contre la droite, contre l’extrême droite, en France comme en Europe. Le mot d’ordre de la Fête est « non a l’austérité ». A tous, je fais observer cette réalité : depuis l’élection de François Hollande, depuis qu’il a reçu mandat du peuple Français et qu’une majorité de gauche est présente au Parlement, un autre chemin que l’austérité est ouvert : de nouveau, dans le pays, dans les sommets européens ou au G20, il est question de croissance, d’emploi, d’investissement d’avenir pour la transition écologique, les énergies renouvelables, les infrastructures de transports, de connexion numérique, de santé. Le changement a commencé, il faut l’épauler pour venir a bout des forces hostiles de l’argent, de la rente improductive, de cette aristocratie qui s’accommoder d’autant mieux des inégalités qu’elle protège ses privilèges.

De ce temps fort, une conviction ressort plus forte encore : le rassemblement de la gauche politique, syndicale, associative est la condition d’un nouveau rapport de forces avec les conservateurs et les libéraux, en France comme ailleurs en Europe. Il faut donc inlassablement être un artisan de ce rassemblement, malgré les difficultés et par-delà les circonstances. La République laïque et sociale, un nouvel interventionnisme de la puissance publique, une alter-croissance mêlant économie, écologie et démocratie sociale, des services publics présents sur tout le territoire et performant pour les usagers, la réorientation de l’Europe, le redressement productif pour un autre partage des richesses, voila les principes qui nous animent, tous ensemble même si, sur les modalités, bien sur, il peut et il doit y avoir débat. Inspirons-nous des politiques de transformation dans la gestion que nous avons mises en œuvre dans nos collectivités territoriales, notamment dans les Régions. C’est une bonne boussole pour combattre la crise et préparer la société de l’après-crise.

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